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La paix en RDC toujours mise à mal: Museveni et des espions rwandais bien à découvert

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La paix en RDC toujours mise à mal: Museveni et des espions rwandais bien à découvert

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Par K.Kap

Au cours d’une conférence de presse le lundi 26 décembre à Entebbe, Yoweri Kaguta Museveni a tenu des propos qui désarçonnent plus d’un Congolais soucieux du retour de la paix dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo.

Partenaire de la mutualisation des forces régionales de l’EAC pour le retrait du M23 des territoires occupés et en même temps en collaboration avec les FARDC par son armée UPDF, le Président ougandais s’est dévoilé de plus en plus contre les intérêts d’un bon arrimage de la sérénité au Nord-Kivu en Ituri.

Les espions rwandais arrêtés et présentés mardi dernier

Il est allé aux antipodes de la volonté exprimée et maintes fois réitérée par le régime de Kinshasa, très hostile à toute négociation avec le M23 .Yoweri Kaguta Museveni vient une fois de plus à l’appui de son parrain rwandais qui remue ciel et terre pour tout contact direct de ces terroristes avec Kinshasa.

Pêle-mêle, Yoweri met les diverses milices sur le même pied d’égalité .Ce, en soutenant voir Kinshasa négocier les ADF ( Ougandais), les FDLR (Rwandais) et les Red-Tabora (Burundais) en vue de les ramener à la vie normale et pacifique. Si non, pour lui, ces forces négatives seront combattues sans ménagement. Le Président ougandais s’est même réjoui d’avoir anéanti les ADF qui avaient tenté de rentré par l’ouest de l’Ouganda.

Difficile de faire confiance à ce pays qui avait aidé le M 23 à occuper Bunagana avec l’appui de l’armée rwandaise. Des faits qu’il n’a pas pu nier devant une commission de l’ONU venue à sa rencontre à Entebbe.

24 heures après, soit le mardi 27 décembre, a fait état de l’arrestation de quatre espions rwandais sur place à Kinshasa où ils ont été présentés. Deux de ce groupe œuvraient sous la couverture d’une ONG de développement. Ils ont non seulement infiltré les FARDC, mais aussi des personnalités politiques, les opérateurs économiques et quelques membres de la Société civile.

D’après le Vice-ministre de l’Intérieur, le téléphone crypté de l’un des membres, militaire rwandais de son état, a révélé l’accès par ces espions aux différents sites stratégiques de Kinshasa en complicité avec certains dignitaires de l’armée nationale.