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Crise humanitaire à Goma : nouvelle vague de déplacements

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Crise humanitaire à Goma : nouvelle vague de déplacements

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Par TSM

 » Nos collègues de la RDC nous disent ce matin que des milliers de personnes quittent les sites pour personnes déplacées à l’intérieur et autour de Goma et se déplacent vers des zones où il n’y a pas de combats « , a rapporté Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), lors d’un point de presse tenue le mardi 11 février 2025 à Genève.

Selon OCHA, ces déplacés, qui avaient d’abord trouvé refuge à Goma, fuient à nouveau vers des villages du Nord-Kivu, notamment dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo.

Ces mouvements de populations interviennent alors que le M23, avec le soutien de l’armée rwandaise, a sommé les déplacés d’évacuer les sites de Bulengo et de 8e CEPAC, à l’Ouest de Goma, dans un délai de 72 heures, rapporte une dépêche des Nations Unies. Cet ultimatum devait arriver à expiration, mardi 11 février.
M. Jens Laerkel a souligné que tous les retours doivent être effectués de manière volontaire et se dérouler dans des conditions de sécurité, d’information et de dignité, en accord avec le droit international humanitaire.

Pour lui, le démantèlement continu mais non planifié des sites pour personnes déplacées internes inquiète les agences humanitaires présentes en RDC.
Il a également fait savoir que cette situation entraîne la perte d’infrastructures humanitaires sur les sites, notamment les installations en eau, les centres de santé et les centres de traitement du choléra.

 » Cela se traduit par une réduction des capacités de réponse « , a alerté le porte-parole d’OCHA.

Pour sa part, le Coordonnateur des Affaires humanitaires de l’ONU en République Démocratique du Congo, Bruno Lemarquis a déclaré que  » nous suivons de très près cette question des retours pour nous assurer qu’il s’agisse bien de retours volontaires « .

Réagissant le même mardi lors d’un point de presse, il a rappelé qu’à la fin du mois de décembre 2024, la province du Nord-Kivu comptait 2,8 millions de personnes déplacées, dont 700.000 au sein de sites dans la périphérie de Goma.

Sur le terrain, les acteurs humanitaires du secteur de la santé sont également préoccupés par l’avancée du choléra à Goma et dans les zones périphériques.