Hier dimanche à Antananarivo : La crise dans l’Est de la RDC évoquée au 45ᵉ Sommet de la SADC
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Par DMK
Le 45ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) s’est tenu, hier dimanche 17 août, à Antananarivo, capitale de Madagascar, en présence de plusieurs dirigeants de la région, à l’exception du Président rd congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, pour des raisons d’ » agenda « , a annulé son déplacement en dernière minute.
Cela n’a pas empêché les Chefs d’Etat et de Gouvernement présents dans la capitale malgache de se pencher, entre autres, sur la crise sécuritaire préoccupante qui continue à sévir dans l’Est de la République Démocratique du Congo, marquée notamment par l’occupation des villes de Goma et Bukavu, chefs-lieux des provinces du Nord et Sud-Kivu, par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M 23.
En décidant d’inscrire le dossier RDC au menu des discussions du Sommet de Madagascar, la SADC tenterait de prendre de nouvelles initiatives, avec l’espoir de reprendre la main sur cette crise qui semble de plus en plus lui échapper, suite à l’implication des Etats-Unis et du Qatar.
De l’avis de certains observateurs, le rapprochement entre la SADC et l’EAC au sujet de la crise qui sévit dans l’Est de la RDC, ne serait pas de nature à faire avancer les choses dans le sens de la restauration d’une paix durable dans cette partie du Congo. Surtout quand on sait que certains pays membres de l’EAC, font le jeu du Rwanda, pays qui soutient militairement les rebelles de l’AFC/M23.
Pour preuve, le Kenya vient de nommer un consul à Goma sans solliciter l’autorisation du Gouvernement congolais, soutenant ainsi implicitement les forces négatives qui occupent cette ville depuis janvier 2025. Est-ce ce qui expliquerait l’annulation en dernière minute de la participation du Chef de l’Etat congolais au Sommet d’Antananrivo ? Rien n’est moins sûr.
Malgré l’hypocrisie affichée par certains pays membres de la région, Kinshasa continue à soutenir que la SADC a toujours un rôle diplomatique à jouer pour faire avancer la déclaration de principes de Doha et l’accord de Washington.
Il est aussi vrai que la Communauté de Développement d’Afrique Australe ne peut se passer de la RDC qui demeure un pilier non négligeable de la politique énergétique de cette organisation régionale. L’importance régionale d’un projet comme Grand Inga n’est plus à démontrer.







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